Les choix budgétaires du gouvernement conduisent à un blocage de toute revalorisation salariale et à des suppressions d’emplois, qui accentuent la dégradation du service public d’éducation et de nos conditions de travail.
Dans le premier degré, les fermetures de classes vont dégrader les conditions de travail et d’apprentissage, alors que la baisse démographique serait une opportunité pour baisser les effectifs.
Dans le second degré, les fermetures de divisions vont entraîner une augmentation des effectifs dans les classes et la réduction de l’offre de formation.
Pour l’école inclusive, les moyens ne suffisent pas à assurer un accompagnement à tous les élèves en situation de handicap.
Dans le second degré public, 8 865 emplois d’enseignant·es ont été supprimés en 8 ans alors que 8 029 élèves supplémentaires étaient accueillis.
Pour retrouver le taux d’encadrement de 2017, il faudrait créer 10 617 emplois. Pour retrouver celui de 2006, il en faudrait 45 000 !
Dans le premier degré public, 1 891 postes seront supprimées à la rentrée prochaine. 11 646 classes ont été fermées depuis 2017, ce qui équivaut à environ 4 classes fermées par jour depuis l’élection d’ E. Macron ! Le ratio élèves-enseignant·e dépasse de 5 élèves la moyenne de l’Union européenne.
La saignée doit cesser et le service public d’éducation doit être une priorité, avec un budget à la hauteur des besoins.
Mobilisons-nous pour :
- nos salaires et nos carrières
- la création des emplois nécessaires à la réduction des effectifs par classe
- le renforcement des équipes de vie scolaire
- la création d’un statut de catégorie B pour les AESH
- le maintien des options et des groupes à effectifs réduits
- la création de postes dans tous les métiers administratifs, techniques, sociaux et santé
Faisons entendre nos voix dès maintenant pour faire du service public d’éducation une priorité du budget 2027 !
La FSU, l’UNSA Éducation, la CFDT-FERP, la CGT Educ’Action et SUD Éducation soutiennent les mobilisations en cours et à venir (rassemblements, actions avec les parents d’élèves, grèves locales, etc.) et appellent à les amplifier la semaine du 30 mars au 3 avril, avec une journée de grève et de manifestation le 31 mars.
