Canicule : on sait faire

L’épreuve de français maintenue vendredi avec des pauses fraicheurs et 15 élèves par classe… Aucun problème ! « Les chefs d’établissement savent faire ». C’est vrai, ça n’est pas du tout compliqué, quelques heures à tout réorganiser à deux jours de l’examen, qui s’ajoutent à la grogne universelle et aux consignes kafkaïennes d’un « nouveau » DNB en mode futur vers le retour.

Les personnels de direction vont bien sûr partir à la recherche de surveillants supplémentaires pour des salles encore mieux exposées au soleil, quand on ne va pas installer les élèves au gymnase, au self… et pourquoi pas dehors ?

Et pour ce qui leur reste de cerveau disponible, il est mobilisé par des problèmes d’étiquettes de table et d’anonymat (dommage qu’il n’existe pas encore de greffe avec Cyclades !). Une pensée pour les photocopieuses en panne et les établissements privés d’électricité dans certains départements.

Mais on sait faire, on a l’habitude d’être les boucs émissaires tout trouvés, à la fois des personnels et de notre hiérarchie. On encaisse, il faut croire qu’à l’heure de l’IA on a fini par nous prendre pour des robots, et très perfectionnés puisqu’insensibles à la chaleur. Donc un ministre peut trouver des solutions à à peu près tous les problèmes juste avec des mots. On sait faire.

FSU Per Dir appelle bien évidemment à prendre ces consignes avec tout le recul qu’elles méritent, avec le discernement et le sens des responsabilités qui nous appartiennent.