En ce début de période estivale en surchauffe, les personnels de direction réclament déconnexion et repos. Notre santé a besoin de cette baisse de régime.
Après une année pendant laquelle les personnels de direction ont dû bien souvent faire face seuls aux défis qui leur étaient lancés, gestion d’un climat torride dans des bâtiments inadaptés, adaptation à un nouveau brevet en perte de sens sans l’accompagnement nécessaire, discours ministériel sur la baisse de résultats attendus au DNB en même temps qu’un pilotage par les chiffres pour améliorer les taux d’orientation en 2GT, directives erratiques pour la pause fraîcheur lors de certaines épreuves d’examen, absence de dotation (fonds sociaux, crédits pédagogiques,…) et délégations tardives de moyens, de partages de postes … voici quelques exemples de situations qui nous placent en porte à faux dans nos rapports aux personnels et usagers tant les injonctions de notre institution sont paradoxales. Nombre de mesures dégradent nos conditions de travail, la connaissance tardive de certaines données (par exemple celles nécessaires à la construction des emplois du temps) empêchent ou décalent la période de repos.
Nous réparons les brèches, nous assurons la continuité de service malgré les difficultés. C’est épuisant.
Pour contrer cela, nous avons besoin de personnels dans les services et les établissements, nous avons besoin d’une politique éducative clairement affichée, nous avons besoin de sens et de cohérence dans la définition et la menée des politiques éducatives.
Nous avons besoin que l’Etat et les collectivités arrêtent de se renvoyer la balle pour l’amélioration du bâti scolaire et enclenchent un plan d’urgence Etat/Collectivités pour nous permettre d’accueillir nos élèves et de travailler dans de meilleures conditions acceptables.
L’année 2026-2027 sera marquée par deux échéances importantes : élections professionnelles en décembre 2026 puis élections présidentielles en avril et mai 2027.
Ces deux temps forts démocratiques seront l’occasion de nous exprimer pour que nos orientations syndicales puissent trouver un débouché.
Nous devrons nous mobiliser et être dans l’action.
Mais avant cette période, FSU Per Dir vous souhaite à toutes et tous d’agréables vacances, profitons-en, quelle qu’en soit la durée.
