Pour le snU.pden FSU, la PSC actuellement mise en place aura pour conséquence à terme de démanteler la Sécurité Sociale.
Elle tourne le dos aux principes de la Sécurité Sociale dont le principal : « de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ». La réforme de la PSC dans la Fonction publique donne plus de place à l’assurance maladie complémentaire (AMC) au détriment de l’assurance maladie obligatoire (AMO).
L’AMC est un système :
- coûteux car il induit des frais de gestion supplémentaires dont des dépenses de publicité pour capter de nouveaux prospects
- inégalitaire car il repose sur une moindre couverture en santé pour les plus bas revenus.
Son développement se traduit par les reculs de la prise en charge des remboursements par l’AMO, la marchandisation et l’individualisation de la protection sociale.
La mise en oeuvre de la PSC à la Fontion Publique casse les solidarités intergénérationnelles et intragénérationnelles, retraités et ayants droits le payant au prix fort. Cette réforme de la PSC n’est pas celle du snU.pden FSU qui l’a dénoncée depuis la présentation des premiers textes dans plusieurs articles de ses OSTIC. Il se retrouve dans les positions de la FSU qui s’est opposée à l’obligation d’adhérer à un contrat choisi par l’employeur et n’a pas voté pour l’attribution du marché au groupement MGEN/CMP. Une protection sociale plus solidaire et égalitaire doit être mise en place avec l’Assurance Maladie Obligatoire assurant les remboursements à 100 % des soins prescrits.
