Alors que le discours ministériel a pour objectif d’affirmer l’abandon des suppressions de postes d’AED envisagées (200), la réalité vécue dans nombre d’académies est toute autre.
Le ministère est bien revenu sur les suppressions de postes. Par contre il a donné instruction aux académies de ne pas dépasser les plafonds d’emplois fixés par le ministère.
Or de nombreuses académies, pour répondre notamment au besoin d’encadrement éducatif des élèves, pour répondre aux nécessités de sécurité, pour répondre aux besoins des EPLE tout simplement, avaient dépassé ce plafond d’emploi.
Résultat : des suppressions de postes, moins d’AED dans les lycées et collège.
Cette politique d’économies de bouts de chandelle détériore les conditions de vie au sein des établissements, ne peut que contribuer à la dégradation du climat scolaire constatée très généralement.
La qualité du climat scolaire et les conditions de réussite de nos élèves sont en jeu. Les belles paroles sur la santé mentale des élèves, les effets de communication sur une école qui instruit et qui protège ne suffisent pas à faire une politique éducative. La question de nos moyens en vie scolaire est cruciale, et elle impacte considérablement les conditions d’exercice des personnels de direction.
FSU Per Dir dénonce et s’oppose à cette mesure, et intervient auprès du ministère pour exiger l’abandon de cette directive et pour le maintien des postes d’AED dans les EPLE.
