Le premier Ministre a annoncé une baisse drastique des dépenses publiques : 45 milliards à trouver. Comme le gouvernement affirme garantir une «…dépense publique maîtrisée plutôt qu’un nouvel impôt », il va faire les poches des salariés, des retraités mais pas celles des plus riches.
Des reculs annoncés…
Alors que les lycéens réclament des moyens pour l’Ecole tant pour l’enseignement que pour leurs conditions de travail, le premier ministre annonce une baisse de 1 250 emplois dans le public. Les collectivités territoriales verront leur dotation financière baisser de 5,4 milliards d’euros. Comment dans ces conditions faire face aux travaux indispensables dans les bâtiments scolaires ou leur adaptation au changement climatique ? Gel des prestations sociales dont les allocations familiales, l’APL ….. qui pourra être «rabotée» pour certains étudiants (notamment non boursiers) et soumise à conditions pour les étrangers non européens. Mise en place, à partir du 1/7/2027, d’un montant forfaitaire à la place de la majoration pour enfant du système actuel (majoration proportionnelle à la pension). Baisse du plafond des indemnités journalières pour les AT/MP, fiscalisation de celles-ci à 100%. Alignement de la CSG des arrêts maladie sur celle du salaire (9,2% aulieu de 6,2% actuellement). Indemnités sont soumises à l’IRPP. Les IJSS liées à une ALD seront imposées à hauteur de 50 % contre 0 % aujourd’hui. Les pensions au-delà de 1 260 € ne seront pas toutes revalorisées. Le plafond de l’abattement de 10 % sera ramené à 3 000 € pour un couple. Les retraités participeront à hauteur de 5 milliards d’euros au « redressement des comptes publics ». Concernant la santé, les décrets publiés cet été, transferts de certains remboursements de l’AMO vers l’AMC et la reconduction de la taxe sur les AMC vont entraîner une hausse des cotisations des des contrats de l’AMC dont ceux de MGEN à hauteur de 8 % selon son président. Hausse pour les seuls contrats individuels?
Mais des cadeaux aux plus riches
Le premier Ministre annonce la réduction la surtaxe exceptionnelle à l’impôt sur les sociétés des grandes entreprises (de 7,5 à 5 milliards d’euros) alors qu’elles ont versé, d’avril à juin 2026, 61 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires…
Il n’envisage pas entre autres de :
→ supprimer le crédit impôt recherche qui n’est souvent qu’une niche fiscale,
→ revenir sur le Pacte Dutreil, moyen d’échapper à l’impôt lors de la transmission d’une entreprise,
→ soumettre les aides publiques aux entreprises à la création d’emplois ou à l’amélioration des conditions de travail des salariés…
Non, le PLF et le PLFSS ne sont pas élaborés pour répondre aux besoins du pays et notamment à ceux assurés par les services publics.
Pour FSU Per Dir, il est indispensable d’augmenter les recettes de l’État en revoyant la fiscalité, en supprimant les exonérations de cotisations sociales patronales, en engageant une véritable lutte contre la fraude fiscale.
