Les résultats des élections municipales étant tombés, tous les regards des principales organisations politiques sont orientés vers la prochaine échéance démocratique : l’élection présidentielle.
Alors que le gouvernement a froidement confirmé le choix de geler les rémunérations des agent·es de la fonction publique, refusant toute mesure générale d’amélioration des rémunérations pour 2026 et annonçant déjà la continuité pour 2027, il choisit ainsi d’aggraver la crise de recrutement qui affaiblit les services publics. Il refuse également reconnaissance et soutien aux personnels dans leurs missions fondamentales au service de la population et de la cohésion sociale. Mieux, il s’attaque à leurs droits, cherchant à restreindre les autorisations spéciales d’absence pour raison familiale ou l’accès au temps partiel thérapeutique. Il dessine ainsi, après la baisse de 10 % de la rémunération en congé maladie, une politique qui s’en prend aux plus vulnérables, aggrave les inégalités déjà subies par les femmes, majoritaires dans les métiers de la fonction publique. L’instabilité internationale, et ses conséquences sur notre territoire, nécessitera à nouveau des services publics forts, capables de soutenir et d’accompagner les catégories de la population les plus touchées.
La situation de crise politique de la France est marquée par la progression de l’extrême droite, des idées et des actes racistes. En sortir nécessite des mesures d’urgence et à plus long terme, visant le redéploiement des services publics pour répondre aux besoins de la population et redonner confiance à la jeunesse par des politiques d’éducation ambitieuses, capables de répondre aux défis sociaux et écologiques.
Ce que nous connaissons aujourd’hui dans nos établissements va à l‘opposé de cette politique ambitieuse que mérite notre jeunesse. Délégations de moyens en forte baisse, dont les fonds sociaux, retards de délégations, telles les HSE pour devoirs faits, restriction y compris pour des moyens que nous récusons tels les pactes, dans des conditions inadmissibles pour le bon fonctionnement des EPLE, abandons de projets de réhabilitations du bâti scolaire par les collectivités et recours de plus en plus important aux contractuels tant de la part de l’État que des Collectivités en sont autant d’illustrations.
Nous ne pouvons pas nous satisfaire de ce constat. Dans ses expressions, comme dans les mobilisations pour les moyens de la fonction publique, FSU Per Dir affirme que la défense de l’Éducation Nationale et des services publics exige de reconnaître celles et ceux qui les font vivre, en commençant par prendre des mesures salariales d’urgence. L’amélioration de nos conditions de travail aura un impact sur tous nos élèves qui mieux encadrés et mieux formés pourront tous réussir.
Il est pour cela nécessaire que les forces politiques qui ont dans leur ADN les services publics et l’Éducation Nationale abandonnent des échanges de basse politique pour construire les rapports de force qui permettront à nos orientations de trouver leur actualisation dans les Politiques menées. L’enjeu des prochaines échéances électorales impose l’élaboration de programmes ambitieux pour les Fonctions Publiques dont l’Éducation Nationale. Avec vous, FSU Per Dir prendra toute sa place pour mettre en avant ses positions et propositions.
