Nous nous trouvons aujourd’hui dans l’entre-deux tours des élections municipales, après une campagne électorale marquée par la multiplication des menaces et agressions visant certain·es candidat·es. Ces tensions, qui portent atteinte à la démocratie, interviennent au moment où l’extrême-droite est sortie renforcée d’un emballement médiatique et le camp progressiste mis au ban, dans une inversion des valeurs préoccupante. Mais les impostures de l’extrême-droite et son projet dangereux, contraire aux valeurs émancipatrices et égalitaires que porte l’École publique, qui fracture la société, ne peuvent être dissimulées bien longtemps. Le snU.pden-FSU, déormais FSU Per Dir, est déterminé à combattre les idées de l’extrême droite dans l’unité la plus large.
Une nouvelle fois l’abstention est un des faits marquants de ce scrutin. Cela dit beaucoup de l’ampleur de la crise démocratique. Nous avons déjà alerté à plusieurs reprises ; l’abstention assumée, y compris dans les rangs des personnels que nous représentons, habituellement peu abstentionnistes, est un signal fort de la crise démocratique qui traverse le pays et pourrait nous conduire au pire dans un an. La réponse politique, sur le fond, en confortant notre modèle social plutôt qu’en le détricotant, et sur la forme, faire vivre la démocratie sociale, est urgente.
Le contexte international est également préoccupant. Le droit international est bafoué par des Etats qui décident unilatéralement d’interventions militaires et remettent en cause le principe de souveraineté des Etats. FSU Per Dir condamne ces agressions et l’escalade militaire engagées par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran et le Liban. Elle réaffirme son attachement au droit international et à la paix. Le réarmement général annoncé, tant pour les armes conventionnelles que pour les armes nucléaires ne peut constituer la solution aux conflits qui traversent le Monde. Nous ne pouvons rayer d’un trait quatre-vingt années de développement du droit international, permettant un désarmement progressif et le règlement des conflits sans recours ni à la violence des états ni aux forces armées. Force doit être redonnée à la Diplomatie et au Droit.
Le coût de se réarmement se réalise dans notre pays au détriment de ce qui fonde notre Nation, ses services publics, dont l’éducation, la santé… Ces choix affirmés comme des impératifs sont des choix politiques qui doivent être mis en débat.
Enfin, à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, les mobilisations qui ont rassemblé des milliers de personnes ont été un succès. FSU Per Dir s’en félicite. Cette mobilisation qui s’inscrit dans un contexte particulièrement préoccupant, marqué par des dynamiques réactionnaires qui remettent en cause les droits et les libertés fondamentales des femmes, montre que l’exigence d’égalité entre les femmes et les hommes reste très forte. Dans ce contexte, FSU Per Dir demande l’abandon des projets du gouvernement qui visent à durcir les conditions d’octroi du temps partiel thérapeutique, restreindre les autorisations spéciales d’absence liées à la parentalité. Elle continue de combattre la diminution de 10% de la rémunération des agent·es placé·es en congé de maladie ordinaire qui touche aussi les femmes enceintes, en dépit de l’ajout d’une semaine au congé pour grossesse pathologique.
Nous militons pour retrouver les grandes orientations qui ont permis pendant des décennies d’avancer vers un monde pacifié, vers l’égalité femme homme, vers plus de démocratie. De l’international au local nous agissons pour que nous retrouvions le sens des décennies de l’après-guerre, pour une société basée sur le droit, respectueuse des peuples et des individus, développant les solidarités et les coopérations dans le respect des différences. Tels sont les engagements de FSU Per Dir.
